Mains pures, cœur pur

Jésus a professé qu'une religion véritable exige un engagement profond à l'égard de valeurs spirituelles, davantage que des rites coutumier.

À présent, les scribes et les pharisiens étaient en Galilée, tentant encore de prendre le Seigneur en défaut. Cette fois, leurs questions portaient sur la pratique rituelle juive du lavement des mains avant de manger. Il s’agissait de la coutume, propre aux cercles religieux rigoureux, qui consistait à se laver jusqu’au coude avant les repas. Alors seulement, était-on pur selon le rite.

Lorsqu’ils demandèrent à Jésus pourquoi ses disciples ne respectaient pas cette tradition des anciens, il leur expliqua qu’en posant cette question, ils accomplissaient une prophétie d’Ésaïe, laquelle disait : « Quand ce peuple s’approche de moi, il m’honore de la bouche et des lèvres ; mais son cœur est éloigné de moi, et la crainte qu’il a de moi n’est qu’un précepte de tradition humaine » (Ésaïe 29 : 13, Nouvelle Édition de Genève 1979, sauf indication contraire). Autrement dit, on est en train de cacher la loi de Dieu derrière des traditions décidées par l’homme.

En démonstration, Jésus ajouta : « […] Vous rejetez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition. Car Moïse a dit : Honore ton père et ta mère […] Mais vous, vous dites : Si un homme dit à son père ou à sa mère : ce dont j’aurais pu t’assister est corban, c’est-à-dire offrande de Dieu, vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou pour sa mère, annulant ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie » (Marc 7 : 9-13 ; Matthieu 15 : 3-6).

Ce que Jésus désapprouvait, c’était leur manière de se soustraire à la responsabilité absolue des enfants à l’égard de leurs parents, responsabilité instaurée par la loi. Ainsi, là encore, nous constatons la grande facilité avec laquelle les êtres humains pensent faire preuve de dévotion, voire être agréables à Dieu, alors qu’ils se trouvent à l’exact opposé de ce que sa Loi exige. Le cœur, c’est ce qui intéresse Dieu, et Jésus allait le prouver.

Il expliqua que ce n’est pas ce qui pénètre quelqu’un qui le rend impur, mais ce qui sort du plus profond de lui. Ce passage est souvent interprété de manière erronée comme signifiant que nous pouvons manger n’importe quoi, y compris ce que la Bible définit comme impur. Cependant, manifestement d’après le contexte, les propos de Jésus concernaient la motivation des hommes, non la nourriture. L’objet du débat était, non pas si une personne devait manger du porc ou des crustacés, mais ce qui émanait du cœur humain.

En conclusion, « il dit encore : ce qui sort de l’homme, c’est ce qui souille l’homme. Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les débauches, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme » (Marc 7 : 20-23).

On estime souvent que Jésus ne croyait pas à l'observance des lois bibliques sur la nourriture, ce qui est illogique.

Parler de la nourriture pure et impure est bien sûr un sujet intéressant. On estime souvent que Jésus ne croyait pas à l’observance des lois bibliques à cet égard. Cette conclusion n’a pas de logique. Après tout, il était né dans une famille juive pratiquante. Nous avons vu que ses parents l’avaient élevé selon les voies de Dieu, qu’il s’y soumettait et qu’il montait en grâce auprès de Dieu et des hommes. Nulle part n’est prouvée sa désobéissance à des lois divines. Il a même dit : « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir » (Matthieu 5 : 17).

Les scribes et les pharisiens auraient eu des arguments si Jésus et les disciples avaient mangé des aliments impurs, mais le problème soulevé portait sur les ablutions rituelles selon leurs usages humains. Ils n’ont jamais posé de question sur ce que mangeaient les disciples – et nous n’avons pas à le faire non plus.

LE FAISEUR DE MIRACLES

Parfois, les voyages de Jésus l’emmenaient hors des frontières de Judée et de Galilée, par exemple dans les cités méditerranéennes de Tyr et de Sidon situées sur la côte de l’actuel Liban. Jésus s’y rendit avec ses disciples, en essayant de dissimuler sa présence, ce qui fut impossible. Bientôt, une femme grecque venue de Syro-Phénicie s’approcha de lui. Elle l’implora de guérir sa fille possédée par un démon (Marc 7 : 24-26).

Jésus savait que sa mission première concernait les enfants d’Israël. Il ne répondit donc pas à la femme jusqu’à ce qu’elle ait prouvé sa compréhension du lien de Dieu avec ce peuple. En admettant humblement que ce n’était qu’indirectement, par le biais d’Israël, que les peuples de Gentils allaient être bénis, elle réussit à convaincre Christ qu’elle avait compris. Il soigna sa fille à distance et lorsque la femme revint chez elle, elle la trouva dans une disposition d’esprit normale (Matthieu 15 : 21-28).

Jésus et ses disciples allèrent ensuite sur la rive Est de la mer de Galilée, dans la confédération de dix cités grecques appelée la Décapole. Il y guérit un sourd qui pouvait à peine parler, puis il dit à la foule qui assistait au prodige de n’en parler à personne. Cela se révéla difficile, et plus il demandait de ne pas le faire, plus on répandait la nouvelle. Finalement, des foules énormes vinrent à lui alors qu’il se trouvait au sud-est de la mer de Galilée (versets 29-31 ; Marc 7 : 31-37).

À ce stade des Évangiles, nous voyons Jésus réitérer l’événement miraculeux qui s’était produit peu de temps auparavant en présence d’une multitude. En effet, il dit à ses disciples : « Je suis ému de compassion pour cette foule ; car voilà trois jours qu’ils sont près de moi, et ils n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, les forces leur manqueront en chemin ; car quelques-uns d’entre eux sont venus de loin » (Marc 8 : 2-3).

Découvrant que les disciples disposaient de sept pains et de quelques petits poissons, il demanda à Dieu de bénir les aliments et fit manger 4000 hommes, ainsi que femmes et enfants. C’était la deuxième fois qu’il nourrissait des milliers de gens par un prodige (versets 18-20). Là encore, les disciples ramassèrent plusieurs paniers de restes à la fin du repas.

Jésus revint ensuite en Galilée, pour n’y subir qu’un interrogatoire hostile. Désormais, les sadducéens, autre groupe religieux, se joignaient aux pharisiens pour le critiquer. Cette fois, ses censeurs exigeaient de lui un signe céleste.

Il leur expliqua que les signes qu’ils voyaient régulièrement dans les cieux, comme un ciel rouge la nuit ou au matin, ne leur posaient apparemment aucun problème. En observant ceux-ci, ils étaient en mesure de comprendre que tel ou tel phénomène météorologique arrivait. En revanche, lorsqu’ils voyaient les œuvres de Christ, ils ne pouvaient pas les reconnaître, et voulaient une autre manifestation miraculeuse.

Jésus leur dit qu’ils ne verraient d’autre signe que celui du prophète Jonas (Matthieu 16 : 1-4). Il leur avait parlé exactement de la même chose au cours de précédents voyages. Jonas était resté trois jours et trois nuits dans l’estomac d’un poisson gigantesque, symbole des trois jours et trois nuits de Christ au tombeau après sa crucifixion. Retraversant le lac, Jésus en profita pour prévenir ses disciples de l’enseignement des pharisiens, sadducéens et hérodiens. Ils compara les trois groupes à du levain (ou de la levure) dont l’effet se propage rapidement dans la pâte. Il avertit ses compagnons qu’un enseignement erroné se répand tout aussi vite.

Au début, les disciples ne comprenaient pas l’intention de Jésus quant il dit « Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens » (Marc 8 : 15). Selon eux, il notait sans doute qu’ils n’avaient pas emporté de pain avec eux. Lorsqu’il leur rappela qu’il avait été capable récemment de fournir assez de nourriture à des milliers de gens en deux occasions, ils prirent conscience qu’il parlait de toute autre chose.

Après avoir accosté sur la rive nord, près de Bethsaïda (Bethsaïde-Iulias), Jésus guérit un aveugle et lui dit de ne rien raconter dans son village, de rentrer simplement à la maison. Une fois encore, Jésus cherchait à éviter l’attention générale (versets 22-26).

LE DÉBUT D’UNE NOUVELLE PHASE

Nous suivons ensuite sa trace jusqu’à Césarée de Philippe, au nord du territoire d’Israël, hors de l’autorité d’Hérode Antipas, l’assassin de Jean-Baptiste. C’était le royaume de Philippe, demi-frère d’Hérode Antipas. Le souverain n’entretenait pas les mêmes soupçons que son frère à l’égard de Jésus. Ses terres étaient peuplées de Gentils qui ne se seraient pas opposés à Jésus comme les groupes religieux juifs l’avaient fait.

Entouré de ses disciples, Jésus commença alors à sonder leur compréhension de son rôle et de sa charge. Il demanda : « Qui suis-je au dire des hommes, moi le Fils de l’homme ? » ; ils répondirent : « Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Élie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes ». Il insista : « Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? ». Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Matthieu 16 : 13-16).

Les preuves étaient écrasantes : il n’était pas un homme ordinaire ; le charisme ne pouvait à lui seul expliquer les choses prodigieuses qu’il disait et faisait. 

Là débute la véritable reconnaissance de l’identité unique de Jésus par les disciples. Ces derniers avaient été ses compagnons depuis un certain temps, et ils avaient assisté à bien des événements miraculeux forçant leur capacité normale d’incrédulité. Les preuves étaient écrasantes : il n’était pas un homme ordinaire ; le charisme ne pouvait à lui seul expliquer les choses prodigieuses qu’il disait et faisait. Pourtant, leur acceptation de Jésus comme Fils de Dieu ne résultait pas d’un raisonnement humain. Jésus l’expliqua quand il dit : « Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père dans les cieux » (verset 17).

En effet, une partie importante de l’enseignement de Jésus est que personne ne peut le reconnaître à moins que le Père n’ait provoqué un changement dans la vision normale de l’homme. Jésus l’avait déjà clairement exprimé – et ce, plus d’une fois – face à ses auditoires juifs. De nouveau, il soulignait que comprendre que Jésus était le Christ tant attendu était une révélation envoyée par le Père.

Il poursuivit en annonçant une prophétie sur la fondation de l’Église chrétienne du Nouveau Testament. Il s’adressa à Pierre : « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur ce roc je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clés du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (versets 18-19).

Généralement, cette déclaration est censée indiquer que Pierre conduira l’expansion de l’Église après la mort de Jésus. Pierre aura assurément un rôle important. Il faut néanmoins connaître les mots différents utilisés dans la version grecque. Quand Jésus dit « tu es Pierre », elle utilise la forme masculine, petros, qui signifie roche ou pierre. Quand il annonce « sur ce roc je bâtirai mon Église », elle emploie la forme féminine, petra, qui a le sens de roc, falaise, plate-forme rocheuse, rocher à pic. On comprend que, en parlant du deuxième roc, Christ faisait référence à lui-même. Il était le rocher sur lequel l’Église serait construite.

Pierre recevrait les clés du royaume, c’est-à-dire une certaine autorité symbolisée par des clés. Finalement, les apôtres allaient disposer d’un pouvoir dans l’Église afin de la guider vers le royaume de Dieu, selon les instructions de Christ.

Jésus conseilla fermement à ses disciples de ne dire à personne ce qu’ils avaient reconnu en lui.

Après avoir présenté ces nouveaux concepts, y compris le fait qu’il y aurait une Église, Jésus conseilla fermement à ses disciples de ne dire à personne ce qu’ils avaient reconnu en lui. Cet épisode marque le début d’une nouvelle phase dans la révélation de Jésus quant à son dessein.

« LES PENSÉES DE DIEU »

Jésus devait ensuite préparer les disciples à sa mort certaine à Jérusalem, et à sa résurrection le troisième jour. C’était difficile à comprendre, sans parler de l’accepter. Pierre réagit en reprochant à Jésus de raconter qu’il serait tué : « Cela ne t’arrivera pas ».

Jésus fut obligé de critiquer Pierre en retour, lui rappelant qu’il agissait sous l’influence du diable en lui parlant ainsi. En s’adressant à Pierre, Jésus employa le même langage que lors de la tentation qui l’avait opposé à Satan. En effet, il dit à Pierre : « Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes » (Matthieu 16 : 21-23).

Puis Jésus convoqua la foule et professa une importante leçon sur l’engagement à l’égard des pensées de Dieu. Il déclara : « […] Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera. Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? » (Marc 8 : 34-37).

Ce passage est connu pour exposer la lourde charge que représente l’engagement de suivre Dieu. Manifestement, Jésus s’était remis à Dieu au point de donner sa vie pour toute l’humanité. Il n’attend rien de moins quant à la bonne volonté de ses partisans. Depuis toujours, certains pensent que la voie chrétienne n’exige qu’une vague obligation de savoir deux ou trois choses sur Jésus, et d’admettre d’une manière ou d’une autre qu’il a vécu et qu’il est mort, ce qui signifie que l’on croit en lui. Cela était loin de suffire, évidemment. La foi implique un engagement envers son mode de vie. Ce qui veut dire oublier sa propre personne au profit d’autrui. Ce qui signifie chercher à se comporter de la même manière que Christ pendant son existence d’homme sur terre.

La voie chrétienne signifie oublier sa propre personne au profit d'autrui.

TRANSFIGURÉ

Notons ce que Jésus enseigna ensuite sur sa seconde venue et sur le jugement : « Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges » (verset 38).

Dans une perspective dépassant cette existence, Jésus commençait à parler de son retour sur terre. Il fournit alors une mystérieuse indication sur la façon dont il apparaîtrait à ce moment-là, car « il leur dit encore : je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point, qu’ils n’aient vu le royaume de Dieu venir avec puissance » (Marc 9 : 1).

C’était une prophétie que serait accomplie environ une semaine plus tard, sans doute sur le mont Hermon, tout proche, qui culmine à 2760 mètres. Selon les Évangiles, Jésus emmena Pierre et les deux frères, Jacques et Jean, pour gravir avec eux une haute montagne. Là, il se mit à prier. Tandis qu’il priait, son visage devint brillant comme le soleil et ses vêtements se firent aussi lumineux qu’un éclair.

Deux hommes apparurent et parlèrent avec Jésus de sa mort imminente. Il s’agissait de deux grands personnages de l’Ancien Testament, Élie et Moïse. Les disciples somnolaient quand l’événement se produisit. Ils reprirent conscience tandis que les hommes partaient. Un nuage les entourait tous et une voix se fit entendre, confirmant l’identité de Jésus. Pour l’essentiel, la voix reprit ce qui avait été prononcé lors de son baptême : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » (Marc 9 : 2-7 ; Luc 9 : 28-35).

Quand le nuage se dissipa, il ne resta que les disciples et Jésus. Ce dernier donna comme instruction : « Ne parlez à personne de cette vision jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts » (Matthieu 17 : 6-9).

À la suite de cette vision, les trois disciples posèrent une question sur l’un des personnages de l’Ancien Testament qu’ils venaient de voir : « Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir premièrement ? ».  Ils savaient qu’Élie était mort depuis longtemps ; pourtant, dans leur vision, il semblait vivant. C’était indubitablement très déroutant. Jésus expliqua qu’Élie était déjà venu une seconde fois sous l’apparence de Jean-Baptiste. Autrement dit, Jésus leur donnait encore une autre indication sur qui il était. Se tournant ensuite vers sa mort proche, il signala aussi qu’une ultime souffrance ferait partie de son destin, à l’instar de celui de Jean.

Arrivés au bas de la montagne, ils retrouvèrent les autres disciples entourés d’une foule, parmi laquelle se trouvaient des docteurs de la loi. Ceux-ci débattaient avec les disciples. Un homme avait amené son fils démoniaque pour qu’ils le guérissent, mais les disciples n’avaient pas été en mesure de l’aider. Le garçon faisait de fréquentes convulsions et finissait par se jeter dans le feu ou l’eau.

Jésus menaça l’esprit ; celui-ci partit, après avoir hurlé et donné des convulsions à l’enfant pendant un instant. Le garçon était aussi pâle qu’un cadavre, mais Jésus lui prit la main et le releva.

Déconcertés, les disciples ne comprenaient pas pourquoi ils n’avaient pas pu chasser le démon. Jésus leur dit qu’ils avaient manqué de foi et que certains démons ne sortaient qu’après la prière et le jeûne (Marc 9 : 14-29). En d’autres termes, il existait des esprits mauvais dont la ténacité réagissait uniquement face à ceux qui étaient particulièrement proches de Dieu et que sa puissance fortifiait.

C’était là une autre grande leçon pour l’avenir, quand les disciples seraient privés de la présence physique de Jésus à leurs côtés.