Comprendre la crise de Gaza

Alors que nous cherchons à comprendre la crise actuelle au Moyen-Orient, nous pouvons être tentés de croire qu'il s'agit simplement de déterminer qui a raison et qui a tort. Mais l’histoire est bien plus complexe.

Une amie, cherchant à démêler les torts et les raisons du conflit Israël-Hamas de 2023-2024, me demandait de l’aider. Connaissant mon expérience dans le domaine des relations internationales au Moyen-Orient, elle pensait que je pourrais apporter un certain éclairage. Comme beaucoup d’entre nous, elle était perplexe face à la difficulté de concilier l’horreur suscitée par l’attaque brutale du Hamas contre des localités israéliennes et des participants à un festival de musique — y compris les prises d'otages et les souffrances qui en ont découlé — avec la riposte féroce menée par l’armée israélienne contre des militants et des civils à Gaza.

S’agissait-il simplement de décider qui avait raison et qui avait tort, ou même de déterminer qui avait le plus tort ? Pour mieux saisir les dimensions de ce nouvel affrontement sanglant parmi tant d’autres entre Israéliens et Palestiniens, il fallait d’abord revenir sur l’histoire des deux peuples.

Du point de vue juif, les racines complexes de la situation actuelle au Moyen-Orient plongent dans l’exil, ainsi que dans des expériences plus récentes liées à la vie politique et culturelle russe et européenne. Du point de vue palestinien, leur présence sur cette terre en tant que majorité arabe pendant de nombreux siècles, combinée à leur aspiration croissante à l’autodétermination palestinienne, à la souveraineté et à la paix, appelait à la justice et à un traitement équitable.

Mise en contexte

Commençons par quelques repères de l’histoire juive.

La conquête et la destruction de Jérusalem et du territoire de l’ancien Israël par les Babyloniens ont conduit à une longue période d’exil juif sur l’Euphrate (605–539 av. J.-C.). Depuis lors, le serment des exilés a souvent été répété au cours d’autres périodes de perte nationale : « Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite m’oublie ! Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne me souviens pas de toi, si je n’élève pas Jérusalem au-dessus de ma joie suprême » (Psaume 137 : 5-6). Bien que de nombreux Judéens soient revenus de Babylone sous le règne du roi perse Cyrus et aient rétabli leur société, la religion et la culture, la conquête romaine du premier siècle ainsi que la destruction de Jérusalem ont approfondi cette expérience de perte catastrophique. En l’espace de quelques décennies, sous le règne de l’empereur Hadrien, les Juifs ont été totalement bannis de Jérusalem. Jusqu’à aujourd’hui, en mémoire de cette perte, la communauté juive de la diaspora répète chaque année : « L’an prochain à Jérusalem ! » lors des deux grandes célébrations religieuses du judaïsme, la Pâque et le Jour des Expiations. Cette passion profondément enracinée pour la terre et pour la capitale, née du deuil et du sentiment de dépossession, n’est qu’un des éléments de la conscience juive israélienne.

Un autre élément permettant de comprendre les origines de l’impasse actuelle réside dans l’histoire de l’antisémitisme russe au XIXe siècle. Des rumeurs selon lesquelles des Juifs auraient participé à l’assassinat du tsar Alexandre II en 1881 ont déclenché de vastes pogroms dans le sud et l’ouest de l’Empire russe (la zone de résidence, où les Juifs vivaient sous divers degrés de restriction). Le niveau d’hostilité locale, incluant viols et pillages — souvent encouragés par la police et les autorités de l’État— , a accéléré les efforts des Juifs visant à créer un foyer national sûr. À cela s’ajoutaient les idées européennes du XVIIIe siècle concernant le nationalisme et l’identité nationale, qui encourageaient de nouvelles façons de penser.

L’antisionisme est-il la même chose que l’antisémitisme ?

La forme de sionisme qui émergeait dans les années 1880 visait à résoudre le problème de l’antisémitisme en Europe centrale et orientale. Elle le faisait en aidant les Juifs qui souhaitaient émigrer à s’installer sur une terre qui leur appartiendrait. L’objectif à long terme du sionisme politique était l’établissement d’un État dans lequel les Juifs pourraient vivre librement sous leur propre gouvernement.

Une fois que cette possibilité a commencé à prendre forme en Palestine, l’opposition au projet — connue sous le nom d’antisionisme — est devenue, pour certains une réaction naturelle. Parmi les opposants se trouvaient à la fois des Palestiniens et des Juifs. Par exemple, de nombreux Juifs ultra-orthodoxes ne considéraient ni le projet sioniste ni la fondation de l’État d’Israël en 1948 comme légitimes. Selon leur croyance, seul le Messie pourrait rétablir Israël sur sa terre ancestrale. Ils étaient clairement opposés au sionisme, mais leur position ne faisait évidemment pas d’eux des antisémites.

La définition d’antisémitisme donnée par le dictionnaire est « hostilité envers les Juifs ou préjugé à leur égard ». La critique de certains aspects du sionisme n’équivaut donc pas à de l’antisémitisme, pas plus que la critique de certains aspects de la politique palestinienne ou américaine ne serait anti-palestinienne ou anti-américaine. Selon l’American Jewish Committee, une définition de travail de l’antisémitisme utilisée par de nombreux gouvernements « note explicitement que la critique légitime d’Israël n’est pas de l’antisémitisme : “ Les critiques envers Israël, similaires à celles adressées à tout autre pays, ne peuvent pas être considérées comme antisémites. ” » Le journaliste Abraham Gutman l’exprimait ainsi dans un essai publié en 2021 : « Historiquement, les critiques du gouvernement israélien ont été associées à l’antisémitisme. Mais les choses ne sont pas aussi simples. En confondant le judaïsme et Israël, le gouvernement israélien a créé un paradoxe dans lequel les actions d’Israël deviennent soustraites à toute critique. »

Ce qui constitue réellement une forme d’antisémitisme, c’est le rejet d’Israël lui-même et l’appel correspondant à sa destruction en tant qu’État-nation juif. La destruction de tout groupe ethnique (ou de sa terre) — qu’il soit juif, palestinien ou autre — découle de la haine, de l’intolérance et de l’intérêt personnel, et ne doit jamais être cautionnée.

Un groupe d’hommes juifs ultra-orthodoxes manifeste contre l’occupation israélienne de la Palestine (juin 2005).

Peter, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons

Ces développements coïncidaient avec un regain d’intérêt pour la culture et la langue parmi les quelque cinq millions de Juifs opprimés vivant dans la zone de résidence. Parmi eux figuraient les familles de plusieurs personnes qui allaient devenir des dirigeants de la communauté juive en Palestine avant l'indépendance et dans l'État d'Israël après l'indépendance et de l’État d’Israël après celle-ci, notamment David Ben-Gourion, Vladimir Jabotinsky, Golda Meir, Shimon Peres, Menahem Begin et Yitzhak Shamir.

Beaucoup de ceux qui entreprenaient le voyage vers la Palestine s'étaient vu raconter le mythe selon lequel ils formaient un peuple sans terre destiné à une terre sans peuple. Pourtant, de nombreux Juifs vivaient librement dans des pays européens et s'y étaient assimilés, tandis que la Palestine — dont la population se chiffrait en centaines de milliers d’habitants — prospérait en tant que société agricole rurale sous la domination ottomane.

Un autre facteur dans l’appel à créer une patrie pour le peuple juif résidait dans la croyance, chez certains chrétiens européens influents à partir des années 1840, que le retour des Juifs sur leur terre ancestrale hâterait le retour du Christ. Cette composante religieuse allait influencer des dirigeants politiques britanniques et américains des XIXe et XXe siècles qui joueraient un rôle déterminant dans la création éventuelle d’un État juif. La philosophie politique qui en est venue à sous-tendre cet effort était le sionisme — Sion étant un nom biblique de Jérusalem.

« Les théologiens qui étudiaient la Bible et les archéologues évangéliques qui fouillaient “ la Terre sainte ” accueillaient favorablement l’installation des Juifs, y voyant une confirmation de leur croyance religieuse selon laquelle le “ retour des Juifs ” annoncerait l’accomplissement de la promesse divine pour la fin des temps. »

Ilan Pappe, Ten Myths About Israel, (Dix mythes sur Israël)

Vers la fin des années 1800, l’intérêt palestinien pour une identité nationale commençait lui aussi à se manifester. La Palestine était gouvernée par les Ottomans depuis 1516. Des familles dirigeantes et notables avaient émergé à Jérusalem, certaines devenant représentantes au Parlement ottoman à Constantinople (aujourd’hui Istanbul). L’historien palestino-américain Rashid Khalidi écrit que Jérusalem constituait un élément important dans le développement de l’identité palestinienne en matière de « construction d’une conscience nationale moderne ». Il note qu’au tournant du XXe siècle, « les loyautés locales servaient de fondement à un attachement au lieu, à l’amour du pays et à un patriotisme local qui étaient des éléments cruciaux dans la construction du nationalisme de l’État-nation ».

La guerre et la paix la guerre

Au début du XXe siècle, faute de volonté de reconnaître la nécessité d’une coexistence équitable, ces deux peuples se trouvaient engagés dans une trajectoire de collision — un affrontement apparemment inévitable entre le sionisme politique et la présence palestinienne établie.

Bien entendu, l’histoire est bien plus complexe.

Anticipant la victoire lors de la Première Guerre mondiale, la Grande-Bretagne et la France (avec le consentement de la Russie et de l’Italie) ont signé l’accord secret Sykes-Picot (1916), prévoyant de se partager les territoires ottomans du Moyen-Orient. En tant que puissances coloniales, elles s’intéressaient à l’accès au pétrole du Golfe, aux oléoducs et aux chemins de fer traversant le désert et, dans le cas de la Grande-Bretagne, au canal de Suez, porte d’accès vers l’Inde britannique. Le monde arabe a été choqué lorsque l’accord secret a été révélé. Mais le degré de duplicité britannique s'est aggravé du fait qu’au même moment (1915-1916), les Britanniques avaient également conclu en secret un accord avec le dirigeant hachémite Hussein, sharif de La Mecque, pour l’installer comme souverain dynastique en Syrie en échange d’un soulèvement arabe contre les forces ottomanes. Les Britanniques avaient promis le même territoire à deux parties différentes, espérant gérer les conséquences une fois la guerre terminée. Mais dans ce qui constituait une véritable trahison, les Français ont été autorisés à chasser de Damas le fils de Hussein, Fayçal, qui y avait établi le Royaume arabe de Syrie.

Ajoutant encore à la complexité, à la fin de 1917, les Britanniques sont entrés à Jérusalem et ont assumé l'occupation militaire de la Palestine. Les Britanniques ont révélé leur position lorsqu'ils ont adopté une orientation pro-sioniste et ont publié la déclaration Balfour en faveur d’un foyer national pour le peuple juif en Palestine.

Ces événements labyrinthiques se sont révélés déterminants dans l’évolution du Moyen-Orient jusqu'à aujourd'hui. L'héritage qui en résulte est fait de méfiance, de promesses contradictoires et rompues, d'intérêts propres des grandes puissances et d'un traitement profondément inégal du peuple palestinien.

La révolte arabe en Palestine (1936-1939) était motivée par l’opposition à l’immigration juive massive autorisée par le mandat britannique.

hanini, domaine public, via Wikimedia Commons

Après la guerre, sur la base de l’accord Sykes-Picot, la Société des Nations a accordé à la Grande-Bretagne et à la France des mandats destinés à aider les populations locales à parvenir à l’autonomie gouvernementale. La France serait responsable du Liban et de la Syrie, tandis que la Grande-Bretagne administrerait la Palestine, la Transjordanie et la Mésopotamie. Alors que le Liban, la Syrie, la Jordanie et l’Irak ont obtenu leur indépendance avant 1946, la situation en Palestine s'est compliquée en raison de la position pro-sioniste de la Grande-Bretagne et de la résistance de la population palestinienne à l’immigration juive et à la domination britannique.

En 1948, lorsque les Britanniques ont officiellement rendu le mandat aux Nations Unies nouvellement créées et que les Palestiniens ont rejeté la proposition de partition de l'ONU — en partie parce qu'ils n'avaient eu aucune voix dans le processus —, l'Agence juive a proclamé l'État d'Israël. Des combats ont éclaté, suivis d'un armistice aboutissant à une division du territoire entre les forces d'Israël, de la Jordanie et de l'Égypte. Israël a obtenu 78 % du territoire du mandat britannique ; Jérusalem-Est et la Cisjordanie ont été placées sous contrôle jordanien, où elles sont restées jusqu'à la guerre des Six Jours de 1967 ; tandis que l'Égypte a contrôlé la bande de Gaza de 1949 à 1967, à l’exception d’une interruption d’un an en 1956 pendant la crise de Suez.

La guerre de 1948, au cours de laquelle les armées arabes voisines ont envahi Israël et la Palestine, a entraîné non seulement une division inégale des terres mais aussi, selon les mots de l’historien israélien Ilan Pappe, « l’expulsion de la moitié de la population de la Palestine, la démolition de la moitié de ses villages, ainsi que le vidage et la destruction de onze de ses douze villes. »

« La violence engendre la violence. Les actes de violence commis au nom de la “ justice ”, de la défense des “ droits ” ou de la “ paix ” ne mettent pas fin à la violence. Ils préparent et justifient sa continuation. »

Wendell Berry, « The Failure of War » in The Citizenship Papers, (« Les documents de la citoyenneté ») dans The Citizenship Papers

Selon Pappe, la campagne militaire connue sous le nom de Plan D a été conçue comme un moyen pour Israël de résoudre son « problème » palestinien. Environ 800 000 Palestiniens ont été soudainement contraints de fuir et de vivre dans des camps de réfugiés, dont beaucoup dans la bande de Gaza. Désormais sous contrôle égyptien, ces déplacés n'étaient pas autorisés à devenir citoyens égyptiens, ni à migrer vers l'Égypte ou vers tout autre pays arabe, ni à retourner en Israël ou à être indemnisés. En conséquence, de nombreux jeunes issus des camps de réfugiés sont devenus actifs dans des opérations de guérilla contre Israël.

Des combattants de la patrouille israélienne Shaked dans le Sinaï pendant la guerre des Six Jours, juin 1967. Le commandant de l’unité, Amos Yarkoni, est assis sur le siège du commandant de la jeep, derrière la mitrailleuse.

Rafi Rogel (רפי רוגל), via Wikimedia Commons

En 1967, Israël a remporté la guerre des Six Jours et a pris le contrôle militaire de Gaza pour les vingt-cinq années qui ont suivi. En 1987, l'« intifada » (arabe : intifadah, « secouer », « soulèvement ») a éclaté lorsque des Palestiniens de Gaza se sont révoltés et ont affronté les troupes israéliennes. C'est cette même année que le Hamas s'est constitué en organisation caritative et politique sous la direction du religieux islamiste Ahmed Yassin. Membre des Frères musulmans à Gaza, Yassin était devenu réfugié avec sa famille en 1948. Le Hamas était perçu comme une alternative religieuse à l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), mouvement laïque dont les efforts avaient produit si peu en matière de liberté. Selon certaines analyses, Israël aurait encouragé ce groupe afin de contrebalancer les factions nationalistes laïques.

Sous la direction de Yassin, le Hamas a participé à plusieurs attaques contre des soldats et des colons israéliens, notamment à des attentats-suicides en Israël. En réponse, l'armée israélienne a imposé des mesures punitives très sévères, allant jusqu’à expulser de nombreux militants jusqu'en 1992. Yassin lui-même a été arrêté et condamné à la prison à vie en 1989, puis libéré dans le cadre d'un échange en 1997 avant d'être assassiné par Israël en 2004. Depuis lors, le Hamas a poursuivi son opposition à Israël, conduit notamment par Ismail Haniyeh (assassiné en Iran en juillet 2024), de Mohammed Deif (qu'Israël affirme avoir également éliminé en juillet 2024) et Yahya Sinwar.

Qui a le plus tort ?

Cette histoire partielle fournit quelques éléments de contexte à l’attaque préméditée, horrible et meurtrière du Hamas contre 1 200 soldats et civils dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023. Sur les plus de 250 personnes prises en otage, au moment de la rédaction, 117 avaient déjà été libérées, 72 étaient présumées mortes et 97 restaient à Gaza — ce chiffre incluant les corps de plus de 30 personnes décédées. Les personnes libérées, ainsi que le personnel médical qui les a soignées, ont rapporté des cas de mauvaise hygiène, de malnutrition, de violences psychologiques, physiques, émotionnelles et sexuelles, ainsi qu’un manque de médicaments pour traiter des affections préexistantes.

La réponse militaire israélienne était féroce et menée dans un esprit de représailles. En ce qui concerne les décès palestiniens à Gaza, la revue médicaleThe Lancet note : « En appliquant une estimation prudente de quatre décès indirects pour un décès direct aux 37 396 décès recensés, il n’est pas invraisemblable d’estimer que jusqu’à 186 000 décès, voire davantage, pourraient être attribuables au conflit actuel à Gaza. En utilisant l’estimation de la population de la bande de Gaza en 2022, soit 2 375 259 habitants, cela représenterait 7,9 % de la population totale de la bande de Gaza. Un rapport du 7 février 2024, au moment où le nombre de morts directes était de 28 000, estimait que sans cessez-le-feu il y aurait entre 58 260 décès (sans épidémie ni escalade) et 85 750 décès (si les deux se produisaient) d’ici le 6 août 2024. »

Si l’histoire des représailles des deux côtés peut pousser certains observateurs à conclure que le bilan de morts et de destruction n’est effectivement pas une question de bien ou de mal mais de savoir qui a le plus tort, même cette conclusion ne suffit pas à nous faire avancer. Wendell Berry nous rappelle : « Il est inutile d’essayer de trancher une vieille animosité en se demandant qui l'a commencée ou qui a le plus tort. La seule réponse suffisante est d'abandonner cette animosité et d'essayer le pardon, d'essayer d'aimer nos ennemis, de leur parler et (si nous prions) de prier pour eux. Si nous ne pouvons rien faire de tout cela, il nous faut repartir de zéro en tâchant d'imaginer les enfants de nos ennemis qui, comme les nôtres, courent un danger de mort à cause d'une hostilité qu'ils n'ont pas provoquée. »

Il est intéressant de noter qu’un grand nombre des principaux acteurs de cette longue crise sont ou étaient liés d'une certaine manière en tant que « peuples du Livre ». Qu'ils soient juifs, chrétiens ou musulmans, ils revendiquent tous une origine abrahamique. Mais comme le dit le Livre, Abraham était « l'ami de Dieu », et sa voie était celle de l'amour, du service et de la conciliation.

Dans la recherche de la paix et de la réconciliation, il n’y a pas de meilleure voie que de suivre cet exemple.