L’eau : morte et vive

La géographie de la Palestine et d’Israël offre une analogie utile pour trouver la solution définitive aux problèmes mondiaux en matière d'eau.

Il existe dans cette région deux petites mers qui sont très différentes l’une de l’autre. Selon les standards internationaux, ces deux mers sont plutôt des lacs. Mais dans une région où l’eau se fait très rare, l’on peut comprendre qu'elles soient appelées mers. L'une d’entre elles est la mer de Galilée. C’est la plus petite des deux, mais elle grouille de poissons et d’autres formes de vie. Son eau est douce et permet d’irriguer pour les besoins de l’agriculture dans les régions voisines. L’autre, c’est la mer Morte, et son nom trahit sa caractéristique principale. Cette mer est sans vie et elle ne fournit pas grand-chose pour les besoins quotidiens des gens de la région.

Ces mers ont la même source, le Jourdain, et elles sont distantes d’environ 100 kilomètres. Mais alors pourquoi sont-elles si différentes ?

Une des raisons de base concerne ce qui arrive à l’eau qui coule dans chaque mer. La mer de Galilée reçoit son eau par le nord, cette eau s’écoule ensuite vers le sud en direction de la mer Morte. Mais située à 400 mètres en dessous du niveau de la mer, la mer Morte est le point le plus bas de la planète. Le résultat, c'est que son eau ne peut aller nulle part. La seule façon dont l'eau part, c'est par évaporation et puisque la mer est située dans l’un des endroits les plus chauds du globe, son eau s’évapore très rapidement. Tous les minéraux restent sur place, l’eau est donc la plus salée du monde - environ dix fois plus que les océans et deux fois plus que le Grand Lac Salé aux États-Unis.

Et c’est là que se situe l’analogie. Dans un sens, il y a une mer qui partage ses ressources, permettant au Jourdain de suivre son cours et que son eau soit de nouveau utilisée. Par opposition, l’autre mer stocke son eau, ce qui l’a fait mourir.

Les prophètes de l’Ancien Testament ont décrit une époque où l'eau coulerait en abondance du temple de Dieu à Jérusalem vers la mer Morte, « guérissant » ainsi l'eau salée actuelle et faisant de cette mer un endroit où grouillerait une grande quantité de poissons (Ézéchiel 47 : 1, 8-10). De façon similaire dans le Nouveau Testament, l’Apocalypse décrit une époque à venir où un fleuve d’eau comme du cristal sortira de Jérusalem, donnant la vie à la région avoisinante (Apocalypse 22 : 1).

On peut donc dire que l’eau qui coule est le symbole d’un mode de vie qui crée une société saine. L’analogie montre la nécessité d’avoir une approche active, tournée vers autrui pour travailler ensemble et s'aider à résoudre les problèmes. Cela représente le mode de vie qui consiste à donner et non à prendre. Lorsque les gens sont occupés à retenir l’eau ou toute autre ressource pour leur propre société ou nation, au lieu de s’engager à trouver des solutions sur le long terme dont tout le monde pourra jouir, il en résultera en fin de compte des problèmes pour tout le monde.

La Bible parle d’une époque où une attitude différente régnera au sein de toute la société et où tout le monde aura assez d'eau potable : « Les malheureux et les indigents cherchent de l’eau, et il n’y en a point ; leur langue est desséchée par la soif. Moi, l’Éternel, je les exaucerai […] Je ferai jaillir des fleuves sur les collines, et des sources au milieu des vallées ; je changerai le désert en étang, et la terre aride en courants d’eau » (Ésaïe 41 : 17).